Becoming plant-witch-machine – Gynaecological TransHackFeminism and joyful dystopia

https://www.clickfestival.dk/becomingplantwitchmachine

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Tinker our machines in order not to have to go to the lab dissecting our body liquids, do our own biopsies, colour our urine, look at our uterus tissues as something less familiar than our kitchen. Bio-electro chemistry experimentation. Radical self-power.

Enhance our perception abilities, using our body as a constant experimentation feld. Thank the frog allowing us to know the result of our pregnancy test. Mutualise all these knowledges, make them public and reachable. Transform the speculum or other electro-simulation devices into objects of pleasure and hack it all.

 Give birth, abort, get high, bleed, rest. Medical and pharmaceuticals not only is an highly powerful biotechnological industry. Rather, one should not forget than all pharmacopeia are based on knowing plants, taking care of them, distil, mix, infuse, burn, and compact them.

To keep in touch with some of our cells, our fuids and the world, we do not consider plants as sole food resources or treating active principles repositories. Luckily plants do come pick us up and they don’t beat around the bush!

 Based in scientific methodology and discipline and in the knowledge that comes thought the experience of each body, ancestral body wisdom. Like this other gynepunks will ferment and mutate going fast forward to a explosive and expansive movement towards radical experiments, collective strong confidence, to build our-body politics. Something that is Vital to share and spread in infinite pandemoniums.

Performers: Klau Kinki (Gynepunk), Paula Pin (Pechblenda) and Aniara Rodado will be gathering for installation and performance around DIY-DWO gynaecology whith a special gests, sound artist Oscar Martin physics artist  Jean Marc Chomaz for Shadows

 

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Becoming machine-witch-plant: Gynaecological TransHackFeminism and joyful dystopia.

Aniara_Vanille Photo de Solène Garnier CC BY 2.0

 

A proposition by Aniara Rodado for Bandits-Mages 2015.

Performers Poussy Draama (DocteurE Caroline Duchesne), Paula Pin (Gynepunk-pechblenda), and Aniara Rodado (Transmutation de base/Vanille) develop different kinds of intermedia practices trough out a trans-feminist and bold approach, being seriously concerned about living organisms. They will be gathering for workshops and performances around DIY-DWO gynaecology.

«Our gynaecological self-care is a cyborg, trans-species and collective matter. We look at with a holistic approach in a world where anything else is falling apart. We already are in dystopia. We take off from our bodies to bastardize and “multimorphise” ourselves within a strong coalition together with the neglected:
Plants: Neglected by Biology
Weird female body: Neglected by Anatomy.
Low/outdated technologies: Neglected by commercial centres.
Witches, shamans, alchemists: Neglected by Science.» 

 

« Pechblenda &Transmutation de base / Vanille » Paula Pin et Aniara Rodado avec Poussy Draama et Anton Mobin from Bandits-Mages on Vimeo.

instabilité absolue

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Les ères géologiques ont toujours été un cadre à grande échelle dans lequel le vivant, en tant qu’entité constituée de l’ensemble des espèces, évolue dans une interaction permanente où chacune trouve une place. Ce schéma général semble avoir pris fin en donnant place à l’Anthropocène. Cette Geology of Mankind, introduite par le chimiste et météorologue Paul Crutzen, signe une rupture, un nouvel emballement dans la longue histoire de quatre milliards d’années d’évolution. Cependant celle-ci correspond en premier lieu à des impacts invisibles, indénombrables car affectant des champs continus liés à l’air, l’eau ou la qualité des sols, difficilement prévisibles car extrêmement rapides par rapport aux temps géologiques et difficilement différentiables de la variabilité naturelle de ces champs dans une même ère. Instabilité absolue interroge ce lien entre l’espèce humaine et l’invisible vital qui compose l’environnement.

Notre anthropocentrisme est-il la conséquence de notre enfermement dans un monde conceptualisé plus que vécu ? Avons-nous perdu la compréhension intuitive des éléments et de notre interdépendance avec les autres espèces, les végétaux, les minéraux ? Nous proposons au public d’expérimenter un rapport haptique et intuitif avec les éléments: le vent, les variations de température, la matérialité de la danse et de la musique.

Les danseurs habitent l’espace en dialogue avec les vents, et ils tissent ensemble le réseau sur lequel le public évolue. Co-corporalité au lieu d’image. Rompant avec la représentation mentale et visuelle du monde, le spectateur réintègre son propre corps en expérimentant l’environnement de façon tactile. De voyant aveuglé par lui-même il devient non-voyant percevant avec acuité, à l’écoute du vivant.


Ce projet, en phase de recherche, est issu d’une collaboration entamée depuis septembre 2014 dans le cadre des résidences d’artistes au sein du laboratoire hydrodynamique LadHyX, entre Aniara Rodado, Marco Antonio Suarez-Cifuentes, compositeur doctorant SaCRE, de Paris Sciences Lettres et Jean-Marc Chomaz Directeur de recherche CNRS, enseignant et chercheur au LadHyX à l’École polytechnique, engagé depuis 1990 dans des actions Arts & Sciences.

 

 

une proposition pour 0.Camp (culture numérique et enjeux de l’Anthropocène)

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     Photo Julien Bellanger CC BY 2.0

« Il ressentit des signaux dans les doigts des deux mains. Il arracha la plante et l’amena enveloppée dans des petits feuilles. » GUAMBIANOS: HIJOS DEL AROIRIS Y DEL AGUA
Abelino Dagua Hurtado, Misael ArandaLuis Guillermo Vasco. 1

On dit que les plantes viennent te chercher et que par ces temps de catastrophes et d’excès humains elles ne tournent pas autour du pot, elles t’appellent et en quelque sorte te montrent le chemin à suivre. Heureusement, car j’en peux plus d’être guidée que par les humains, moi comprise.

Depuis un certains temps, dans mon travail chorégraphique, je me demande comment faire pour toucher le corps des spectateurs qui assistent à nos pièces, sans leur faire sentir qu’ils doivent répondre, sans les appeler par leur nom et sans devoir faire appel à des ordres ou d’autres gestes directs et dialectiques.

Je sens que la co-présence, l’interactivité et l’immersion sont des clefs pour que cela arrive, mais je suis fatiguée de constater que ces concepts sont inévitablement associés au sens de la vue, en laissant de côté d’autres vecteurs sensoriels.

Je suis aussi souvent lasse que, lorsque je dis travailler avec des technologies, l’on ne pense qu’à des logiciels et de l’électronique ou des laboratoires avec des microscopes et que, lorsque je parle danse ou chorégraphie, on se limite à les associer à la représentation scénique et au corps humain.

Voici quelques unes des raisons pour lesquelles j’ai un jour couché par écrit une idée dans laquelle l’immersion pourrait être favorisée par des plantes et les technologies à utiliser seraient la distillation ou d’autres systèmes pour les transformer. Je souhaitais que les plantes aient un rôle important dans l’interactivité 2, afin d’essayer de placer ce concept au-delà du dialogue narcissique rempli de simulations, dans lequel nous nous engageons si souvent avec des machines qui répondent peu ou prou comme nous l’attendons lors qu’elles sont programmées.

Pour Transmutation de base, je voulais imaginer des dispositifs dans lesquels nous pourrions être ensemble dans le même écosystème et non pas simplement assister à un spectacle. S’agit-il d’un pas à ma petite échelle pour imaginer des processus post-anthropocentristes ?

plus d’information sur 0.Camp-Artlabo: http://artlabo.org/0/


1 GUAMBIANOS: HIJOS DEL AROIRIS Y DEL AGUA Coautoría con los taitas guambianos Abelino Dagua Hurtado y Misael Aranda CEREC/Los Cuatro Elementos/Fundación Alejandro Ángel Escobar/Fondo de Promoción de la Cultura del Banco Popular, Colección Historia y Tradición Guambianas, Nº 5, Bogotá, 1998.
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2 « L’interactivité est un mot composé de la préposition « inter » (« entre ») et du nom commun « activité » (évoquant un état d’excitation). Il faut attendre le XIX° siècle pour lire le mot interactivité d’une seule pièce et l’adjectif interactif dans l’ouvrage Recreations in Astronomy de Henry White Warren (1879) sur les influences réciproques des atomes. Il n’est pas surprenant de trouver l’interactivité dans le contexte de l’astronomie et de la physique des corps. En effet, on sait comment Immanuel Kant exprimait déjà une idée analogue d’influence ou d’action réciproque en parlant de Wechselwirkung, traduisant l’une des expressions de la gravitation des corps célestes d’Isaac Newton1. Kant généralisera ce terme à la société pour rendre compte de l’attraction/répulsion des forces humaines au principe de la « communauté » qu’ils forment (cf. Kant, 1995, p. 242). Kant privilégie le sens néo-platonicien du principe de communauté, renvoyant implicitement à ce que Newton nommait l’actio in distans, action de l’environnement naturel sur les êtres humains (cf. Fink, 1981,p. 75).” Christian Papilloud, « L’interactivité », tic&société [En ligne], Vol. 4, n° 1 | 2010, mis en ligne le 04 août 2010, Consulté le 11 octobre 2012.
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crimes sans victimes

Aniara_Crimes_2                                       Photo Gabriel Roman CC BY 2.0

Quelle est la frontière entre l’offense et le préjudice? La danse et son mécanisme inhérent entre présence et représentation est particulièrement concernée par des dichotomies telles qu’érotique/pornographique, bon goût/mauvais goût, protection/liberté, etc. Crimes sans victimes est une exploration des contours de la morale et de la censure.
Dans cette pièce, les questions liées à la représentation de la sexualité humaine sont des vecteurs pour la mise en abyme d’une société qui, sur le plan médiatique, se plaît dans une ultra-sexualisation bien codifiée et qui semble pousser vers une standardisation des expressions singulières de l’érotisme.
Crimes sans victimes cherche à se glisser dans ces espaces d’où émane la perception inconsciente, et à y déceler des zones de liberté sensorielle.

Aniara_Crimes_1                                         Photo Gabriel Roman CC BY 2.0


Direction et chorégraphie Aniara Rodado

Danseurs Aniara Rodado, Clement Aubert

Création sonore et design interactif version 2013: Noish(x) Oscar Martín

Musique, création sonore et design interactif version 2014 : Marco Antonio Suarez Cifuentes

Concepteur lumière et design interactif : Olivier Heinry

Concepteur Biosensors box : Andrés Burbano

Administration : Merryl Messaoudi- CrossedLab

Crimes sans Victimes est une Production de la compagnie Aniara Rodado en coproduction avec Le Manège.Mons/CECN. Avec le soutien de L’Estruch –centre de production et de création artistique, Sabadell. Avec le soutien de la Région Rhône-Alpes dans le cadre du fond SCAN (Soutien à la Création Artistique Numérique) et de L’ENSBA-Lyon. Crimes sans victimes a bénéficié d’un accueil en Studio au CCN d’Orléans.

immersion

Aniaraimmersion

Petite contribution au dictionnaire d’arts immersifs de Bernard Andrieu et Anaïs Bernard

 Dans ma démarche chorégraphique, je souhaite interférer avec les habitudes de perception du public. Une première stratégie consiste à faire entrer le public en scène – non pas pour lui arracher des actions ou pour qu’il se sente regardé, juste pour qu’il puisse habiter le plateau. Laissant la salle vide, je tente de casser la perspective et « d’aplatir » l’espace afin de créer des environnements sans hiérarchie

où danseurs, spectateurs, machines, sons, images, capteurs, lumières, etc. se mêlent dans une horizontalité des sens: aucun élément n’est a priori plus important qu’un autre, il y a juste des alternances ou des conjonctions. Ainsi, j’espère que le public accorde moins d’importance au sens de la vue et à la pensée analytique et logique. Je stimule plutôt la peau avec de très basses fréquences, avec du vent ou de la chaleur; j’ai recours à des casques pour favoriser l’isolement et l’écoute de soi, alors qu’en même temps les corps des danseurs évoluent tout près. Des effets d’immersion sont aussi provoqués par des informations lumineuses contradictoires, par l’emploi des lunettes de soleil, en créant des espaces de pénombre où l’on peut se cacher sans quitter les lieux et vivre une sorte de promiscuité intime.


fotograma completo principal

Aniara Faisceaux                                                                                                                                                                                                             Photo Jens Hauser CC BY 2.0

« La Colombienne Aniara Rodado, avec Fotograma completo principal, présente une des plus intéressantes performances. Le public s’installe par terre, à l’intérieur de l’espace exigu, cube composé de rangées d’écrans de projection transparents. Une danseuse est déjà au milieu du dispositif, dans une douloureuse posture toute en tension. Lorsqu’elle bouge, son mouvement anime des projections de photographies de Jenny Matthews représentant des femmes soldats. Violence des représentations et de leur impact physique et politique. Immersion, inconfort de l’assise, proximité avec la danseuse, le spectateur participe à cette modeste mais intense figuration du grand ballet des pouvoirs qui broient les êtres. Car cette décision de l’implication du spectateur par la chorégraphe est aussi politique. Lors de l’échange final, tous ces aspects seront renforcés par la volonté de parole donnée à chacun, et celle de dire que tous les logiciels utilisés sont libres et l’œuvre elle-même accessible à tous, reproductible et transformable »
Texte de Manuela Barros pour MCD

« Jeux vidéo, combats réels sur YouTube, films, publicités. Quel que soit le média, la guerre est toujours en représentation. Prix de la création au festival Bains Numériques, cette pièce audiovisuelle interactive d’Aniara Rodado, confronte le corps humain avec le son et les images de ces compositions esthétisantes, et néanmoins violentes, de la guerre.
Et joue sur les ambiguïtés entre fiction et réalité, vérité historique et création, archive et histoire privée. Troublant, éprouvant mais forcement nécessaire. »
Texte de Thierry Voisin pour TELERAMA


Concept, direction et chorégraphie: Aniara Rodado
Danseuse: Aniara Rodado (Première version dansée par Gina Castilla, David Guasgua)
Programmation et design interactif: Guillermo Casado, Luca Carrubba, Oscar Martin, Olivier Heinry
Vidéo création: Txalo Toloza, Aniara Rodado
Musique: Oscar Martin (Noish)
Scénographie: Rossella Gotti, Aniara Rodado
Construction: Yoann Cottet
Administration: Juliette Bompoint Mezzanine Spectacle

Collaboration spéciale a la création: Gina Castilla, David Guasgua, Francesca Mereu, Jay Barros, William Peña Vega.

Production Compagnie Aniara Rodado, coproduction Centre des arts d’Enghien-les-Bains, scène conventionnée pour les écritures numériques. Avec le soutien du DICREAM (dispositif pour la création artistique multimédia) NU’2S association pour la création, L’animal a l’esquena, Intermediae/Matadero, Free(k) Culture, Hangar Centre per a la producció i la recerca artística, Plataforma0 (LaBoral centro de Arte y creacion industrial)

Aniara_fotograma2                                                                                                                                                                                                                                 Photo Mathiew Soleil CC BY 2.0